Doctorant·e Effets de l'Obésité sur la Fonction Neuromusculaire Impact de la Surcharge Mécanique et H/F - Université Clermont Auvergne
- CDD
- Université Clermont Auvergne
Les missions du poste
Référence: PP15
Titre: [Effets de l'obésité sur la fonction neuromusculaire : impact de la surcharge mécanique et des altérations métaboliques]
Etablissement : UCA
Localisation: Université Clermont Auvergne, Clermont-Ferrand, France
Début contrat: 1er janvier 2027
Durée: 36 mois
Soumission des candidatures : https://www.muskle.eu/recruitment/
Description du poste
Le/la doctorant/e recruté/e (DF01) développera un projet de recherche sur les conséquences neuromusculaires de l'obésité.
L'obésité est une maladie multifactorielle et complexe, avec des effets néfastes sur la santé humaine. Actuellement, les conséquences cardiovasculaires et métaboliques sont bien décrites dans la littérature. Inversement, nos connaissances sur les effets de l'obésité sur la fonction neuromusculaire sont limitées, malgré le rôle fondamental des propriétés neuromusculaires dans la détermination des capacités fonctionnelles. Chez les adolescents, nous avons montré que l'obésité induit des adaptations positives tant dans les facteurs musculaires (par exemple, masse, architecture) que nerveux, contribuant à la production de force, la surcharge mécanique chronique agissant comme un stimulus naturel pour l'entraînement en force (Garcia-Vicencio et al., 2015a). Néanmoins, à mesure que l'obésité se développe, ces adaptations positives peuvent être partiellement contrebalancées par les effets négatifs de la résistance à l'insuline, de l'infiltration graisseuse et de l'inflammation chronique sur la fonction neuromusculaire (Maffiuletti et al., 2013). Ces effets peuvent être encore aggravés par le vieillissement, comme le suggèrent les données cliniques.
La capacité de production de force plus élevée des patients obèses semble néanmoins préjudiciable en termes de fatigabilité, du moins dans les modèles d'exercice isométrique (Garcia-Vicencio et al., 2015b). On ignore encore si le développement d'altérations métaboliques altère davantage la fonction neuromusculaire lors d'un exercice fatigant, en particulier dans des conditions dynamiques. De plus, l'homéostasie du muscle squelettique dépend des interactions entre les cellules myogéniques et non myogéniques. Cependant, les effets combinés de l'obésité et du vieillissement sur ces processus restent mal compris.
L'objectif de ce projet est d'évaluer les effets respectifs de la surcharge mécanique et des troubles métaboliques associés à l'obésité sur la fonction neuromusculaire tout au long de la vie. En utilisant une approche translationnelle (modèles murins et humains), le candidat abordera ces différentes questions de recherche. La méthodologie comprendra (i) l'utilisation de la dynamométrie, de la stimulation magnétique et/ou électrique, de l'électromyographie ainsi que de techniques d'imagerie (échographie). L'analyse du tissu musculaire sera réalisée à l'aide de techniques d'histologie et de biologie cellulaire.
Le projet de doctorat sera mené en collaboration avec le Dr Julien Gondin (université Lyon 1, laboratoire INMG, France) et le Dr Luis Penailillo (Université Andrés Bello, Laboratoire des sciences de l'exercice et de la rééducation, Chili).
Directeur de thèse : Vincent Martin
Lieu de travail : AME2P Lab, Université Clermont Auvergne, 3 rue de la Chébarde, 63170 AUBIERE, France
Le profil recherché
Diplôme requis : Un master ou équivalent en physiologie de l'exercice ou physiologie ou en sciences de la rééducation
Compétences/ Expérience : La maîtrise d'une ou plusieurs des techniques suivantes sera appréciée : dynamomométrie, stimulation électrique, stimulation magnétique, électromyographie, biologie cellulaire, histologie.
Mots-clés : Obésité, fonction neuromusculaire, force, fatigue
Exigences obligatoires
Eligibilité :
Le/la doctorant-e :
- ne doit pas avoir résidé ou exercé son activité principale (travail, études) dans le pays où il/elle est recrutée, c'est-à-dire la France, pendant plus de 12 mois au cours des 3 années précédant la date limite d'appel à candidatures, sauf si cette période faisait partie d'un service national obligatoire ou d'une procédure d'obtention du statut de réfugié en vertu de la Convention de Genève.
- doit être un doctorant (pas encore titulaire d'un doctorat à la date limite des candidatures).
Langues : Les compétences orales et écrites doivent répondre aux normes de l'anglais académique utilisées dans la recherche internationale.